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Les origines du pape, des
prêtres, des moines et des religieuses
Le modèle biblique
Dans les débuts du christianisme, les apôtres et les anciens avaient pour charge de diriger et d'administrer les congrégations chrétiennes. — Actes 15:22, 23. Cependant, il n’y avait pas de distinction entre un clergé et des laïcs, ni aucune division de ce genre. "Les congrégations étaient pourvues de surveillants (grec épiskopoï, qui a donné le mot “épiscopal”), qui étaient des anciens (présbutéroï) au sens spirituel, des hommes que leur conduite et leur spiritualité rendaient aptes à enseigner leurs compagnons chrétiens (1 Timothée 3:1-7; 5:17). Au Ier siècle, ces hommes ne composaient pas un clergé séparé des laïcs. Ils ne portaient pas de vêtements distinctifs. C’était leur spiritualité qui les distinguait. En fait, chaque congrégation comprenait un collège d’anciens (surveillants); elle ne subissait pas la domination monarchique d’un seul homme. — Actes 20:17; Philippiens 1:1." (L'humanité à la recherche de Dieu, ch.11, p. 267). Pour ce qui est de la congrégation de Rome (Actes 2:10), elle avait des anciens organisés en un collège de surveillants, au sein duquel aucun membre ne détenait la primauté. Même Pierre, dont il n'est pas prouvé qui soit allé à Rome, mais plutôt à Babylone (1 Pierre 5:13), n'a pas accepté d'être placé au-dessus de ses compagnons dans la foi. — Actes 10:25, 26 ; 1Pierre 5:1-3. Si la Bible dit qu'il fut une colonne dans la congrégation, il n'était pas le seul. Quand Paul vint à Jérusalem, "Jacques, Céphas [Pierre] et Jean, ceux qui semblaient être des colonnes", lui apportèrent leur soutien (Galates 2:7-9). Pierre n'était donc en rien supérieur à ses compagnons. Formation du clergé
Avec le temps, le mot épiskopos (surveillant, intendant) fut converti en "évêque", au sens de prêtre ayant juridiction sur les autres membres du clergé. Selon Bernardino Llorca, un jésuite espagnol, la distinction entre les évêques et les presbytres (au départ peu visible) se précisa petit à petit. "Le nom d'évêque en vint à désigner les intendants les plus importants, revêtus de l'autorité sacerdotale suprême, dotés de la faculté d'imposer les mains et de conférer la prêtrise." (Historia de la Iglesia Católica). L'épiscopat devint une sorte de système monarchique, particulièrement à partir du début du IVe siècle. On institua une hiérarchie ou corps dirigeant d'ecclésiastiques. Enfin, l'évêque de Rome, qui se prétendait le successeur de Pierre, fut reconnu par beaucoup comme évêque suprême et pape. Le titre "pape" (du grec papas, père) ne fut pas employé avant le IIIe siècle. C'est ce que déclare Michael Walsh, un ancien jésuite : "Il semble qu'il fallut attendre le IIIe siècle pour qu'un évêque de Rome soit appelé 'pape' ; ce titre fut conféré au pape Calliste [...]. À la fin du Ve siècle, le titre 'pape' désignait d'ordinaire l'évêque de Rome et personne d'autre. Toutefois, c'est seulement XIe siècle qu'un pape put exiger que ce titre ne s'applique qu'à lui seul." — Histoire illustrée des papes (angl.). Des origines païennes
Extraits
de l'ouvrage
"Les deux Babylones" Alexande Hislop, 1972, pages 311 à 340. Le pape "Depuis le pape jusqu'au moindre membre du clergé, tout, on peut le montrer, est entièrement Babylonien. Le collège de cardinaux avec le pape en tête est exactement la contrepartie du collège païen des pontifes avec son "Pontifex Maximus" ou le Souverain-Pontif qui avait existé à Rome depuis les temps les plus reculés, et qui, on le sait, était formé sur le modèle du grand concile de pontifes de Babylone. "[...] vers 378, le pape devint héritier des clefs qui étaient les symboles des deux divinités païennes bien connues à Rome. Janus avait une clef, Cybèle avait aussi une clef et ce sont là les deux clefs que le pape porte dans ses armes comme emblème de son autorité spirituelle. "[...] Lorsque, aux yeux des païens, il eût occupé la place des représentants de Cybèle et de Janus, et qu'il eût le droit de porter leurs clefs, le pape vit que s'il pouvait faire seulement croire aux chrétiens que Pierre seul avait le pouvoir des clefs et qu'il était le successeur de Pierre, la vue de ces clefs entretiendrait l'illusion, et que si la dignité temporelle de Rome en tant que cité venait à baisser, sa dignité personnelle d'évêque de Rome serait plus solidement établie que jamais. "[...] le pape affirma pour la première fois sa suprématie, fondée sur les clefs données à Pierre. Vers 378 il s'éleva à la position que lui donnait aux yeux des païens le pouvoir de ces clefs. Ce fut en 431, et non point avant, qu'il prétendit ouvertement à la possession des clefs de saint Pierre. Il y a là évidemment une coïncidence frappante. Le lecteur demandera-t-il comment on pouvait croire à une prétention si peu fondée ? Les paroles de l'Ecriture sur ce même sujet, donnent une réponse claire et satisfaisante : (2 Thess. II. 10, 11.) "Parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés... C'est pourquoi Dieu leur enverra un esprit d'erreur, en sorte qu'ils croiront au mensonge." Il y a peu de mensonges aussi grossiers ; mais avec le temps, ce mensonge fut pourtant cru, et de même qu'on adore aujourd'hui la statue de Jupiter avec la conviction que c'est la vraie statue de Pierre, ainsi on a dévotement cru pendant des siècles que les clefs de Janus et de Cybèle représentaient les clefs du même apôtre." L'ouvrage explique ensuite les similitudes qui existent entre le culte païen et les accessoires du pape (mitre, crosse). Prêtres, moines et
religieuses
"Si la tête est corrompue, les membres doivent l'être aussi. Si le pape est essentiellement païen, son clergé peut-il avoir un autre caractère ? "[...] le pape [...] introduisit dans le clergé, de sa propre autorité, l'obligation expresse du célibat. L'introduction d'un pareil principe dans l'Eglise chrétienne avait été clairement prédite comme une grande marque d'apostasie, "les hommes, est-il écrit, se sépareront de la foi, enseignant des mensonges par hypocrisie, ayant leur conscience cautérisée, défendant de se marier." Les effets de cette innovation furent désastreux. Les annales de toutes les nations où le célibat des prêtres a été introduit, montrent qu'au lieu de contribuer à la pureté de ceux qui y étaient condamnés, il les a plongés, au contraire, dans la plus grande corruption. [...] Dans la Rome papale, les mêmes abominations [que celles commises par les prêtres célibataires de Bacchus, dans la Rome païenne] sont nées du célibat du clergé avec le système corrompu et corrupteur du confessionnal, tellement que tous ceux qui ont examiné le sujet ont été forcés d'admirer la signification étonnante du nom qui lui est divinement donné, dans un sens à la fois littéral et figuré : "la Grande Babylone, la mère de toutes les impudicités des abominations de la terre." [Révélation 17:5] "Les prêtres célibataires ont tous une certaine marque au moment de leur ordination ; c'est la tonsure cléricale. La tonsure est la première partie de la cérémonie de l'ordination, et elle est considérée comme l'élément le plus important du caractère des ordres du clergé romain. [...] C'était l'ordination visible de ceux qui s'y soumettaient, comme les prêtres de Bacchus. On ne peut faire reposer cette tonsure sur aucune autorité chrétienne. C'était bien la tonsure de Pierre, mais du Pierre Chaldéen des mystères, et non du Pierre de la Galilée. C'était un prêtre tonsuré, car le dieu dont il révélait les mystères était tonsuré." Alexandre Hislop explique ensuite qu'en Inde et même en Chine, "la marque caractéristique du clergé Babylonien était une tête rasée." Gautama Bouddha fit de même. Déjà, à l'époque de Moïse, l'usage de se raser la tête avait été introduit, car la loi Mosaïque stipulait que les prêtres Juifs ne devaient se faire aucune tonsure sur la tête. — Lévitique 21:5. "Mais Rome n'a pas seulement son clergé séculier ordinaire, comme on l'appelle ; elle a aussi, tout le monde le sait, d'autres ordres religieux d'une espèce différente. Elle a des armées innombrables de moines et de nonnes tous engagés à son service. Où peut-on trouver dans l'Ecriture le moindre témoignage en faveur d'une pareille institution ? Dans la religion du Messie Babylonien, elle existait depuis les temps les plus reculés. Il y avait en abondance dans ce système des moines et des religieuses. Dans le Thibet et le Japon, où le système Chaldéen fut de bonne heure introduit, on peut trouver encore des monastères, et ils y ont produit les mêmes résultats funestes pour la morale que dans l'Europe papale." On retrouvait ce système en Scandinavie, à Athènes, au Pérou... |
Le mot “ clergé ” dérive à l’origine du grec klêros “ lot, héritage ”. En 1 Pierre 5:2, 3, klêros est appliqué à tout “ le troupeau de Dieu ”, qui est l’héritage de Dieu, et non pas à une classe dirigeante. "Paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié [...] non pas en faisant les seigneurs à l’égard de ceux qui vous sont échus en partage, mais en devenant les modèles du troupeau." - 1 Pierre 5:2, 3 (Jérusalem) Le clergé de la chrétienté suit-il cette recommandation donnée par l'apôtre Pierre ?"Cependant, la parole inspirée dit clairement que dans les périodes à venir quelques-uns abandonneront la foi, faisant attention à des paroles inspirées trompeuses et à des enseignements de démons, par l’hypocrisie d’hommes qui disent des mensonges, étant comme marqués au fer rouge dans leur conscience ; interdisant de se marier." 1 Timothée 4:1-3 |
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