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La résurrection

L'idolâtrie

Le destin

Le paradis


L'âme et l'esprit
Avons-nous une âme immortelle ?
Qu'est-ce que l'âme ?
Qu'est-ce que l'esprit?


L'enfer

Satan le Diable

La foi

La prière

Le bien et le mal

Marie

Le salut


Qu'est-ce que l'âme ?

"
L'âme est l'élément spirituel de l'être humain qui survit à la mort du corps."

"L'âme qui pêche - c'est elle qui mourra."
ÉZEKIEL 18:4.

DANS les Écritures, le mot "âme" rend l'hébreu nèphèsh et le grec psukhê (). Pour la majorité des personnes, le mot "âme" est indissociable de l' "immortalité", à tel point que ce mot est pour ainsi dire synonyme d'immortalité. Mais ce concept a-t-il toujours existé ? Que penser des deux affirmations ci-dessus ? Qu'enseigne la Bible à ce sujet?

Naissance et évolution du concept

Vous serez sans doute surpris de constater que, dans le monde occidental, la croyance en l'immortalité de l'âme ne remonte pas tout à fait à la naissance de l'humanité. Voici ce qu'on peut lire dans une encyclopédie : "Dans le monde occidental, la notion d'âme s'est constituée lentement et ne remonte pas à la nuit des temps. On peut suivre les étapes qui jalonnent l'émergence d'un principe spirituel du vivant et qui aboutissent à sa justification philosophique par Platon et Aristote. Souvent remise en cause dans les écoles postérieures au profit de théories matérialistes ou mécanistes de l'âme, mais reprise avec éclat par le néo-platonisme, cette notion de l'âme a trouvé dans le judéo-christianisme son achèvement."* Mais il est question ici du monde occidental. Qu'en est-il des autres parties du monde ?

L'Histoire atteste que cette croyance avait cours bien avant dans le monde oriental. En fait, les Babyloniens de l'Antiquité voyaient la mort comme le passage à une autre forme de vie. Nimrod, le bâtisseur de la ville de Babel, a vraisemblablement été déifié sous la forme du dieu Mardouk, ou Merodak, considéré lui-même comme le fondateur de Babylone. Si tel était le cas, l'idée selon laquelle on a une âme qui survit à la mort devait déjà être courante au moment de la mort de Nimrod.# Il n'en demeure pas moins que cette notion ne remonte pas à la naissance de l'homme.

Lorsque les hommes décidèrent de construire la tour de Babel, pour se faire "un nom célèbre", Dieu contrecarra leurs efforts en confondant leur langage (Genèse 11:5-9). En se dispersant, ils amenèrent avec eux leurs croyances et celles-ci se répandirent depuis lors dans le monde entier, ce qui explique pourquoi la croyance en une âme immortelle est commune à toutes les religions. Mais revenons en Occident.

Chez Homère, "le plus ancien témoin qu'il faut situer au-delà de 700 avant J.-C., ce que nous appelons "âme" (du latin anima, apparenté au grec , vent, souffle) est en fait dédoublé et exprimé par deux mots grecs : le , qui signifie passion, volonté, esprit, et s'apparente au verbe  (s'élancer), évoque un flot de sang chaud ; au contraire, la qui signifie vie et s'apparente au verbe  (respirer), évoque le souffle de la respiration animale. Ainsi, les fonctions de la conscience et celles de l'esprit, qui caractérisent la personnalité individuelle, relèvent davantage de ce phénomène psychophysiologique exprimé par le  ; en revanche, la vie indifférenciée qui rend tout corps vivant est la ." Nous notons ici que selon Homère, la psukhê (l'âme) est le principe de vie qui anime tout corps vivant.

"Dans l'expérience de la mort, c'est la , la vie, qui abandonne le vivant par la bouche (souffle) ou toute blessure de son corps, et s'en va chez Hadès. Après la mort du vivant, la  est donc conçue comme son double, sorte de fantôme à la ressemblance du défunt, car le sentiment soit de crainte soit d'affection qui unit au mort fait imaginer son existence dans l'au-delà comme un double plus ou moins personnalisé de l'individu."

L'analyse du langage homérique aboutit donc à un résultat paradoxal. "Le même mot  (psukhê) avait une double signification : dans le vivant, il désignait le phénomène de la vie en général, chez les morts, les  sont les doubles de vivants, réduits à la vie ralentie du royaume des ombres." Mais à cette époque, le principe spirituel qui est appelé "âme", selon l'acception actuelle des religions en général, n'est "pas encore clairement dégagé, et la croyance en la divinité de l'âme et en son immortalité n'est pas du tout formulée."

Au cours du VIe siècle avant notre ère, le chamanisme a proposé une opposition radicale entre l'âme et le corps, donnant ainsi naissance au "dualisme" adopté plus tard par les philosophes. L'hellénisme s'est imprégné de cette conception. "À la fin du Ve siècle, en Grèce, la notion d'âme, principe spirituel du vivant, d'origine divine, promise à l'immortalité, faisait partie des croyances bien établies. La philosophie pouvait s'en emparer pour lui donner un fondement rationnel." C'est ainsi que les philosophes Socrate, Platon et Aristote ont élaboré et affiné la doctrine de l'immortalité de l'âme. Cette acception a, depuis lors, influencé les civilisations et les croyances, et ce, jusqu'à notre époque.

Plus tard, Augustin consacrera une grande partie de ses recherches à voir ce qui, dans cette doctrine, pourrait être conciliable avec le "christianisme". Pourtant, comme le souligne une autre encyclopédie, "la Bible [dans le judaïsme] ne partage pas le dualisme âme-corps : la personnalité humaine est considérée comme un tout. Cette vision unitaire de l'homme rendit longtemps difficile la réflexion sur l'au-delà et ce n'est que tardivement que s'imposa la croyance en la résurrection des morts (Daniel, XII, 1-3)." (C'est moi qui souligne).¤

Dans cet article


Naissance et évolution du concept

L'âme selon la Bible























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Citations tirées de l'Encyclopédie Universalis.








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Voir La Tour de Garde du 1er avril 1999, pages 10 et 11, § 8-13.













































¤ "Âme", Encyclopédie Encarta 2000.
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