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Pourquoi le nom divin
a-t-il
été caché ? Puisque le nom divin était si largement utilisé dans le passé, comment se fait-il qu'il soit si peu usité aujourd'hui ? Ce qui est arrivé à Hananiah ben Teradion, érudit juif du 2e siècle, donne un élément de réponse. Arrêté par les Romains, il fut brûlé vif, sa femme exécutée et sa fille vendue à une maison de prostitution. Quel fut le crime d'Hananiah ? Il avait enseigné sur la base de la Torah, un rouleau comportant les cinq premiers livres de la Bible et, comme l'explique le Talmud, il "avait prononcé le Nom tel qu'il était écrit". Le jour de son exécution, on l'a enveloppé dans le rouleau qu'il avait sur lui au moment de son arrestation, puis on l'a brûlé au bûcher. L'Encyclopaedia Judaica rapporte que "pour prolonger ses souffrances, on a placé sur son corps des touffes de laine mouillées, destinées à retarder le moment de sa mort". Quel châtiment cruel ! Cet événement illustre avec quel acharnement certains ont lutté contre le nom divin. Mais quelle était la raison de cet attitude ? C'est apparemment au cours des 1er et 2ème siècles qu'une superstition sur l'usage du nom divin s'imposa parmi les Juifs. La Mishna (un recueil de commentaires rabbiniques qui a servi de base au Talmud) stipule que "celui qui prononce le nom divin tel qu'il s'écrit" n'a pas de part dans le paradis terrestre promis par Dieu. D'où cette interdiction tirait-elle ses origines ? D'après certains, les Juifs jugeaient le nom de Dieu trop sacré pour être prononcé, et même écrit, par des humains imparfaits. Mais une autre raison a motivé ce refus de prononcer le nom divin. Selon l'Encyclopaedia Judaica, ce refus "provient d'une mauvaise compréhension du troisième commandement". Voici le troisième des dix commandements donnés par Dieu aux Israélites : "Tu ne dois pas prendre le nom de Jéhovah ton Dieu de manière indigne, car Jéhovah ne laissera pas impuni celui qui prendra son nom de manière indigne." - Exode 20:7. Remarquez que ce commandement n'interdit pas l'utilisation ou la prononciation du nom de Dieu. Sinon, Moïse n'aurait pas pu informer le peuple de l'existence de ce nom (Exode 3:13-15). Il n'aurait même pas pu prononcer ce commandement. Ce que Dieu condamne, c'est le fait d'utiliser son nom de "manière indigne". Si ce commandement constituait bien une interdiction de prononcer le nom divin, comment se réaliserait alors la volonté de Dieu, selon laquelle son nom doit être proclammé dans toute la terre (Exode 9:16) ? Malheureusement, le décret de Dieu contre l'utilisation abusive de son nom a été tourné en superstition. Voilà comment l'homme en est arrivé à cacher le nom divin. Déformant la volonté divine relative à son nom, il a préféré lui substituer des noms comme "Dieu", "Seigneur" et "Eternel", qui ne sont pas faux en soi, mais qui ne sont en aucun cas le nom personnel de Dieu. Certains refusent même d'écrire le mot "Dieu". Ils remplacent une ou plusieurs lettres par un trait, comme ceci par exemple : "D--U". De nombreuses traducteurs des Saintes Ecritures (Ancien et Nouveau Testament) ont emboité le pas aux Juifs superstitieux en ommettant de transcrire le nom divin dans leurs pages, empêchant ainsi des millions de personnes de connaître le nom de Dieu. Peut-on dire que de telles personnes ont fait la volonté du Seigneur qu'elles prétendent servir ? Je vous laisse le soin de répondre vous-même ! |
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